Trotsky et la lutte syndicale
Plusieurs documents de Léon Trotsky sur le mouvement syndical sont d'une importance fondamentale. Ces textes, quand ils sont replacés dans leur contexte, sont essentiels comme outil pour les militants afin d'arracher des acquis au patronat et afin de lier la lutte syndicale à la transformation socialiste de la société.
120e anniversaire de la fondation du POB. Leur socialisme et le nôtrePour le centenaire de sa création, le slogan mis en avant par le PS était "100 ans de socialisme". 20 ans plus tard, les dirigeants du PS ne jugent plus utile de faire référence au socialisme, et parlent de "120 ans de progrès social"… Cela pourrait être vu comme la parfaite confirmation de la thèse selon laquelle il fut un temps où les intérêts de la classe ouvrière étaient réellement défendus par la social-démocratie. Rien n'est pourtant moins certain. 1966. “A travail égal, salaire égal!” La grève des femmes de la FN de HerstalLe 16 février 1966 éclatait une grève qui allait devenir historique : celle de 3.000 ouvrières de la Fabrique Nationale d’Armes de Guerre (FN) de Herstal. Cette grève est devenue historique pour deux grandes raisons: 1. Les grèves de femmes sont rares : celle de la FN fut la plus importante, car elle a duré 12 semaines, elle fut massivement suivie du début à la fin, elle s’est concrétisée dans un slogan (“A travail égal, salaire égal !”) pouvant être repris par toutes les femmes travailleuses et elle s’est terminée par une victoire (même si celle-ci ne fut que partielle). 2. Elle a eu lieu à un moment charnière: 5 ans après la grande grève de l’hiver 60-61 contre la Loi unique (1 million de travailleurs au moment le plus fort de la grève) et 2 ans avant Mai ’68 qui a permis la relance d’un nouveau mouvement féministe dans la jeunesse. Le programme de transitionPOUR INTERVENIR dans les luttes, il ne suffit pas d’une organisation dynamique et d’une bonne analyse de la situation politique. S’il est plus aisé aujourd’hui de convaincre les gens des méfaits du système capitaliste, la nécessité et la possibilité d’une alternative socialiste semblent encore utopiques pour la majorité des travailleurs. Réforme ou Révolution?En 1848, paraissait le Manifeste communiste de Karl Marx. Il y décrivait l’Etat comme un appareil de répression aux mains de la bourgeoisie. Par conséquent, les travailleurs ne pouvaient pas conquérir cet appareil pour leur propre compte; ils devaient le détruire pour pouvoir imposer leur propre régime de domination de classe: la dictature du prolétariat. Pourquoi un parti révolutionaire est-il indispensable?DEBUT 68, des étudiants se soulevèrent contre les règlements archaïques de l’université. L’agitation devint telle que les autorités décidèrent de fermer les établissements de Nanterre et de la Sorbonne. Bien vite, les manifestations se succédèrent, puis vinrent les barricades. LE CAPITALISME MÈNE À LA CRISEEn 20 ans la valeur des biens et des services produits annuellement en Belgique a plus que doublé (de 106 à 268 milliards d’euros). Cependant les statistiques montrent que les pauvres officiellement recensés représentent 13% de population, contre 6% il y a 20 ans. Les listes d’attente pour les institutions de soins et pour les habitations sociales n’ont jamais été aussi longues. Le nombre de chômeurs, malgré les promesses de Verhofstadt, a progressé de 7% en un an. Le MAS pense que c’est le capitalisme lui-même qui crée ces contradictions. Portugal 1974. La révolution des oeillets
Pourquoi une Internationale est-elle indispensable?Le MAS/LSP fait partie du Comité pour une Internationale ouvrière (CIO), une organisation internationale avec des sections dans plus de 35 pays sur tous les continents. |



Des soldats, des dockers des chantiers navals, des ouvrières des usines textiles, des travailleurs du bâtiment, des habitants des bidonvilles, tous marchant au coude à coude. Partout des drapeaux rouges, partout des poings levés vers le ciel, partout des oeillets enfoncés dans les canons des fusils. Une masse compacte de dizaines de milliers de personnes force son chemin à travers les petites rues étroites avant de déboucher sur les grands boulevards en face des ministères. Et partout des chansons antifascistes et des slogans mille fois répétés "A bas le fascisme!", "Les soldats seront toujours aux côtés du peuple!", "Dehors la canaille, le pouvoir à ceux qui travaillent!".
